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   les conseils de votre dermatologue : dermatologie générale - dermatologie chirurgicale - dermatologie esthétique
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Le syndicat de dermatologie esthétique et laser (SDEL) à créé ce site pour vous. Les contenus ont été rédigés par des dermatologues. Vous y trouverez le vaste champ de la dermatologie : de la cancérologie (mélanome malin, carcinomes) au médical (acné, eczéma, psoriasis...) en passant par l'esthétique (traitement par toxine botulique, acide hyaluronique, lasers...) mais aussi la chirurgie (ablation des grains de beauté, des kystes), la phlébologie et les infections sexuellement transmissibles (HIV, chlamydiae).

Comblement des rides, les questions que vous vous posez

Comment ça marche ?
En règle générale, il s’agit d’un comblement mécanique, c’est-à-dire un remplissage par le produit injecté de la ride ou de la dépression. Dans certains cas, le produit injecté disparaît progressivement mais il existe une stimulation au niveau cellulaire et dermique entraînant une formation de nouveau collagène.

Est-ce efficace ?
Oui. Cependant, la qualité des résultats dépend de la profondeur des rides, du type de peau, du produit choisi et de la technique du médecin. Si les rides sont trop profondes ou s’il existe un relâchement cutané important, on ne peut assurer un résultat satisfaisant.

Est-ce réellement définitif ?
La durée dépend du type de produits : dégradables ou non dégradables.
Les produits dégradables sont des implants qui disparaissent plus ou moins rapidement, pour certains en 6 à 12 mois, pour d’autres en 2 à 3 ans.
Les produits non dégradables, eux, persistent très longtemps dans la peau, voire indéfiniment

Quels sont les produits employés ?
Ce sont essentiellement des produits dégradables à base de collagène et d’acide hyaluronique. Ces molécules, présentes à l’état normal dans la peau, subissent des altérations avec l’âge et certaines conditions de vie (soleil, tabac)… Collagène et acide hyaluronique sont présents dans de multiples produits injectables dont la concentration et la fluidité sont différentes, ce qui permet, en fonction de la ride, de la dépression ou de la zone à traiter, de choisir le produit adapté. A part ces deux molécules, essentielles dans le comblement des rides, d’autres sont également intéressantes : acide polylactique et céramiques, plus volumateur et peut être de durée plus longue. Le recul concernant ces produits n’est pas suffisant.

Est ce sans risque ?
Oui, si l’on a injecté des produits dégradables. Toutefois il faut avoir pratiqué antérieurement à l’injection un interrogatoire renseignant sur les antécédents médicaux et esthétiques du patient.

Est ce douloureux ?
Légèrement. La douleur dépend de la sensibilité particulière de chacun. En fonction du patient, on peut pratiquer une anesthésie locale avec applications de crème à la lidocaïne ou une anesthésie intra-muqueuse qui rend insensible toute la zone injectée.

Le comblement des rides en pratique

Pour qui ?
Toutes les personnes désireuses d’effectuer un traitement de comblement peuvent en bénéficier si l’indication est bonne et après que le médecin se soit informé d’éventuelles contre-indications notamment médicales.

Pour quel type de rides ou dépressions ?
On peut injecter les rides frontales, intersourcillières (rides du lion) les sillons nasogéniens, les plis d’amertume, les rides jugales, le menton. On peut également traiter les petites rides autour de l’œil et autour de la bouche, redessiner les lèvres ou les rendre plus pulpeuses.
Outre ces indications, on peut également se servir des produits de comblement comme « volumateurs », permettant de redessiner les pommettes, d’arrondir les joues ou de remodeler les contours du visage.

Contre-indications et risques ?
Les contre-indications, sans être très nombreuses, doivent être recherchées systématiquement avant la décision de traitement. Elles sont à la fois d’ordre médical, esthétique et psychologique :

- médicales :
Grossesse et allaitement sont des contre-indications formelles à toute injection d’implant. Seules les maladies auto-immunes, les allergies graves et évolutives sont des contre-indications formelles aux injections de collagène bovin. Pour tous les autres implants, c’est l’interrogatoire, très exhaustif et minutieux, qui décidera de la nécessité éventuelle de pratiquer des tests intra-dermiques au niveau du bras avant de décider du traitement. Ce n’est qu’exceptionnellement qu’il est utile de faire des tests avant injections d’acide hyaluronique.

- esthétiques :
Les personnes ayant préalablement été injectées avec des produits de comblement, quelle que soit leur nature, et ayant présenté des réactions plus ou moins longues et visibles après les injections, doivent être soigneusement interrogées. La peau doit être « palpée » et l’identification du produit responsable doit être précisée par le patient ou par le praticien. On ne doit pas pratiquer d’injections même avec des produits dégradables sur des sites préalablement traités par des implants non dégradables.

- psychologiques :
Il est indispensable de connaître les motivations et les attentes de la personne désireuse d’être injectée afin de ne pas la décevoir par des résultats insuffisants qui risqueraient d’engendrer un déception mal vécue.

Les risques et effets secondaires :

- immédiats : petits hématomes et rougeur légère peuvent apparaître immédiatement pendant la séance et durer quelques jours.

- semi-retardés : beaucoup plus rarement et plus tardivement on peut observer une pigmentation bleutée après injections d’acide hyaluronique.
Il peut également apparaître des folliculites infectieuses (proches de l’acné) liées à une désinfection préalable au traitement insuffisante.

- retardés : exceptionnellement et d’apparition retardée, des granulomes (petits nodules plus ou moins induré et violacés) peuvent survenir sur les sites injectés. Traités avec un corticoïde local associé à un corticoïde par voie générale, ils se résorbent plus ou moins rapidement rapidement mais toujours complètement.
Il n’en est pas de même lorsque les injections ont été pratiquées avec des produits fortement réticulés, à dégradation lente ou a fortiori non dégradables, qui sont parfois à l’origine de granulomes définitifs, visibles, invalidants physiquement et psychologiquement.

Par qui ?
Tout médecin peut pratiquer des injections de comblement. Cependant, la peau est un organe très particulier que les dermatologues connaissent mieux que les autres praticiens. Ils sont donc très habilités à pratiquer ces traitements. Les médecins esthétiques, lorsqu’ils ont suivi une formation spécifique, peuvent également les pratiquer. Enfin, les chirurgiens esthétiques font précéder ou complètent souvent leurs traitements chirurgicaux par des injections.

Combien de séances ?

Une à trois séances espacées de un mois en fonction du nombre de rides à traiter et de leur profondeur. On fera une nouvelle injection en fonction de la disparition du produit, au bout de 6 mois à un an.

Quelle durée ?
Trente minutes environ

Déroulement du traitement

Le premier entretien avec le patient permet d’exposer les différents produits disponibles sur le marché, leurs inconvénients et avantages respectifs.

Le patient doit être informé et choisir, avec le médecin, le type d’implant qui lui convient à la fois en raison de sa formule et de sa tenue.

A la fin de la consultation, on remet au patient :
- un consentement éclairé l’informant des effets secondaires éventuels et dont il devra prendre connaissance. 8 à 15 jours de réflexion sont recommandés avant l’injection.
- un devis et une évaluation du nombre de séances nécessaires pour l’obtention du résultat souhaité
- une liste des recommandations à observer :

* Les 2 jours précédant l’injection : ne pas faire de peeling ou de traitement exfoliant
* Les 4 jours précédant l’injection : ne prendre ni AINS ni vitamine C favorisant l’hypcoaguabilité donc les hématomes . Sans supprimer les AINS (consensus des cardiologues), s’informer sur la prise éventuelle d’antiagrégant. En cas de réponse positive, prescrire Arnica en homéopathie
* Les heures précédant l’injection : ne pas boire d’alcool et ne pas s’exposer au soleil
* Les 4 heures suivant l’injection : ne pas faire de mimiques, parler peu, ne pas ingérer d’alcool
* Les 2 jours suivants : éviter les expositions solaires, les efforts sportifs et limiter l’absorption d’alcool
* Le jour de l’injection : utilisation d’un anesthésique local sur les zones à traiter par voie topique ou tronculaire
* Iconographies (si possible)

Important : ne pas se rendre chez le dentiste pendant une semaine

Déroulement de la séance
La séance d’injections se fait après un démaquillage soigneux et l’application d’un anesthésique local ou injecté, en position semi-assise et sous loupe.
Le médecin contrôle au fur et à mesure le résultat en prenant du recul et peut confier un miroir au patient. Ces injections doivent être régulières et leur rythme s’adapter à la sensibilité du patient. En cas d’hématome immédiat, il faut faire une compression, appliquer de la glace et une crème à l’arnica.

Après la séance
On pratique un massage immédiat. Il peut y avoir un léger œdème qui doit disparaître en 24 heures et parfois des hématomes sur lesquels on recommandera de poursuivre les applications de crème à l’arnica. Il est rappelé à l’intéressé de ne pas parler et de ne pas sourire exagérément durant 24 heures. Le maquillage est éventuellement autorisé. Si des iconographies ont été prises avant le traitement, il est nécessaire d’en refaire en fin de séance.
A la fin de la séance, le médecin doit remettre au patient le dépliant du produit injecté, le numéro du lot et lui conseiller de téléphoner s’il est inquiet ou s’il constate une anomalie. Il peut y avoir un léger œdème pendant 24 heures ou exceptionnellement des oedèmes plus importants pendant 3 à 4 jours, notamment au niveau des lèvres.

Mardi 13 Novembre 2007

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